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Historique de Thun l'évêque

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panneau Thun l'Evêque

Origine du nom du village

Dans les archives étudiées par les historiens, l'entité Thun constituait dès l'origine une même grande cité divisée par la rivière Escaut et ses marais. Vers 1230 apparait déjà le nom de Thun l'Evêque résultant du partage de l'entité entre la rive gauche et sa forteresse, de l'autre coté Thun St Martin. La paroisse de Thun l'Evêque appartenait alors au décanat de Cambrai, tandis que celle de Thun St Martin relevait du décanat de Le Cateau.

Déjà connu en 880 lors de la déroute des Normands face au jeune roi Franc Louis de Germanie, elle devient propriété de l'évêque de  Cambrai au XIème siècle, qui y fit construire un château.
Celui-ci fut détruit à plusieurs reprises, notamment par le comte de Flandres puis par les Cambrésiens. Au XIVème siècle il devient repaire de brigands.
La date définitive de destruction du château n'est pas connue.

Pendant la révolution, le village prend le nom de Thun sur l'Escaut. Vu sa proximité avec le fleuve, la vie économique se transforme et le village est doté d'un port, ce qui permettra l'installation de moulins et de tordoirs à huile à partir du XVIIIème siècle.

Si l'on en croit la presse locale, c'est en 1892 que fut aménagé le moulin Bajeux-Crépin, le long d'une branche du vieil Escaut parallèle au canal du même nom où mouillaient de nombreuses péniches tractées par des chevaux. A partir de 1932, une partie des bâtiments du moulin servit à l'établissement d'une fabrique de pâtes qui devint très rapidement "les pates Crépin". Cette production s'arrêta en 1950 et les bâtiments furent repris par la famille Clavier (Cambrai charpente). Ce bâtiment fut démoli en 1972.

Curiosités

  • des monnaies romaines ont été trouvées à diverses reprises et sous le village, les vestiges d'un cimetière carolingien.
  • la chapelle notre dame des sept douleurs datant du XVIIIème siècle et restaurée en 1995.
  • l'église de la visitation datant du XVème siècle restaurée par Mrs Dupont & Denimal, habitants du village.
  • les marais zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de la région.

Etymologie de Thun l'Evêque

La France  ne possède qu'une langue officielle, le français parlé et enseigné sur tout le territoire, sa toponymie est le reflet d'une histoire riche en apports successifs qui ont chacun contribué à lui donner un aspect très varié suivant la région considérée.

La consultation d'un cadastre, d'une carte, d'un guide touristique ou tout simplement d'un panneau indicateur place l'utilisateur en présence de nombreux noms de lieux dont la signification lui échappe et dont peut-être même ne soupçonne-t-il pas qu'ils puissent en avoir une.

Or si un toponyme doit permettre d'identifier très précisément un détail géographique localisé, il n'a pas été attribué par l'homme de façon arbitraire, mais dans un souci de description du paysage et d'évocation des activités que les habitants y exerçaient.

3 changements de nom de Thun-l'Évêque ont été référencé au cours de l'histoire de la commune :

  • 1789 : Thoun
  • 1793 : Thun l'Escaut
  • 1801 : Thun-l'Evêque 

Dans les archives étudiées par les historiens l'entité THUN constituait dès l'origine une même grande cité divisée par la rivière Escaut et ses marais.

Vers 1230 apparait déjà le nom de THUMIO ESPISCOPI résultant du partage de l'identité entre la rive gauche et sa forteresse réputée plusieurs fois  assaillie et détruite et de l'autre coté le Thun sancti martini dédiée à Saint Martin évêque de Tours évangéliste et martyr. La paroisse de Thun l'épiscopus appartient alors au décanat de Cambrai Notre dame de l'accès.

Un cimetière carolingien est mis au jour à Thun l'Evêque en 1972.

Des sépultures ont été mises au jour à Thun l'Evêque à l'occasion des travaux d'aménagement d'un plateau d'évolutions prés de l'école des garçons. Au cours de la fouille aussitôt effectuée, MM Champagne et Goube ont dégagé de leur gangue de terre plusieurs sépultures en rangées parallèles à peu près régulièrement ordonnées. Des squelettes reposaient à plat sur le dos, les mains croisées ramenées vers l'abdomen.

Ces sépultures de Thun l'évêque peuvent remonter à l'époque carolingienne.

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cimetière carolingien ossements

Forteresse de Thun l’Evêque

Les chroniques de Froissart soulignant une période considérée comme la plus tragique dans les annales du Hainaut et du Cambrésis :

celle de la guerre de 100 ans, de l’occupation anglaise, des pillages, des meurtres  et des incursions continuelles des garnissons de trois châteaux-forts dominant le Cambrésis : ceux Escaudoeuvres , de Relenghes(entre Thun Saint Martin Escaudoeuvres et Thun l’Evêque .

Or les grands vassaux, dont les comtes de Hainaut, étaient alliés des anglais contre le roi de France et étaient alliés des anglais contre le roi de France et ces contrées du Hainaut Cambrésis avaient pour limites les villages Escaudoeuvres, Rieux, Naves, Iwuy des localités constamment pillées et brulées par des troupes soldatesques effrénées et des bandes de brigands qui prenaient la relève.

La garnison de Cambrai, bastion fort du roi de France, commandée par le duc de Normandie, envahit le Hainaut, mais les trois châteaux forts précités étaient autan d’épines dans le flanc des troupes et il fallut en faire le siège.

Une tactique efficace

Le premier à être assiégé fut celui d' Escaudoeuvres, terreur de Cambrai.

Gérard De Sassegnies, gouverneur de ce château pour le comte de Hainaut, manipulé dans une sombre histoire d’argent et de promesse, le livra par trahison. Le fameux château de Ralenghes fut aussitôt pris par la garnison de Cambrai.

Restait le seul château-fort de Thun l’Evêque dont les soldats du duc de Normandie firent le siège .Cette armée française , profitant de ce que l’armée anglaise guerroyait près de Tournai, employa les plus grands moyens en faisant venir de Cambrai  et de Douai de grandes et de nouvelles machines de guerre, catapultes géantes qui lançaient pierres et boulets, démolissant tours et combles sans coup férir, sans grande précision d’ailleurs …

Le siège fut long et difficile, mais le duc de Normandie usa d’un stratagème nouveau :il fit capituler, à l’aide de ses engins géants des animaux en putréfaction sous le chaud soleil de l’été 1340 et ce bombardement très original se poursuivit sans arrêt des jours durant  jusqu’à ce que la garnison assiégée  soit décimée par des maladies pestilentielles et sur le point de se rendre.

Apprenant cette toute proche reddition, le comte du Hainaut , rentrant de Flandres amassa une nombreuse armée, appuyée par les milices valenciennoises de Jean De Bachy et les flamands de Van Arteved pour délivrer la garnison et une très sanglante bataille s’engagea sur le territoire  d’Estrun , Thun St Martin ,Thun l’Evêque et Iwuy au cours de laquelle les milices valenciennoises percèrent et purent délivrer la garnison du château-fort : celle –ci  mit le feu au château –fort et parvint à gagner les bateaux préparés sur la rivière de l’Escaut en contre bas.

Décimés par le choléra, affamés et très affaiblis par un siège de  sept mois, les derniers soldats furent reçus avec les honneurs dans le camp du comte du Hainaut. Ce dernier ne put continuer son offensive contre les français et le duc de Normandie très solidement retranchés derrière l’Escaut et les grands marais : il quitta le Cambrésis et rejoignit son allié, le roi d’Angleterre, au siège de Tournai.

Les trois châteaux  précités furent complètement détruits.

Celui de Thun l’Evêque, le plus redoutable, était sans doute situé sur une partie haute du village, non loin de la rivière marécageuse  de l’Escaut qui en faisait un élément de défense…et qui permit d’ailleurs l’évacuation en barques  de la garnison au bord de la reddition celle-ci  s’accompagnait  toujours de la mise à mort cruelle de tous les prisonniers.

 

 

La légende de Martin et Martine

Une version liée  à la forteresse de Thun l’Evêque :

Martin et Martine commémoreraient l'exploit de deux géants : deux forgerons installées rue du Mail (rue de la Porte Notre-Dame aujourd'hui) qui, vers 1370, au temps de l'Evêque Robert, Comte de Genève, se trouvaient au nombre des bourgeois sortis nuitamment de la ville pour combattre le seigneur de Thun-L évêque, accusé de rançonner tout le Cambrésis et de désoler la contrée. Au petit jour, la troupe surprenait la garnison de la forteresse qui était le refuge des bandits. Martin, qui n'était armé que d'un lourd maillet de fer, de même que sa femme Martine, s'élança l'un des premiers à l'assaut et se trouva face à face avec le chef des assiégés. D'un coup de massue, il étendit son adversaire à ses pieds. Le casque du seigneur ne se brisa pas car il était de bon acier, mais s'enfonça jusqu'au dessous des yeux du malheureux. Etourdi, aveugle, le seigneur de Thun ne put se relever et devint subitement fou : c'est l'origine du coup de marteau que reçoivent à midi sonnant, les profanes qui viennent admirer le mécanisme d'horlogerie adapté à Martin et Martine.

L'Industrie CRÉPIN

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L'Industrie CRÉPIN
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Démolition de l'Industrie CRÉPIN
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Camion CRÉPIN
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Minoterie CRÉPIN

Le Vieux Moulin

C’est le 12 septembre 1883 que le roi des français Louis Philippe 1er autorisa le sieur joseph Coupe Le gentil demeurant 34 rue de l’arbre d’or à Cambrai à établir à Thun l' Evêque un moulin destiné à broyer la graine à moutarde.

Ce dernier avait en effet constaté que dans un terrain d’environ 15 mencaudées (35 à 45 ares) dont il disposait dans la rue montagne (cadastré c 588) il y avait moyen d’établir une chute d’eau de 80 à 90 centimètres.

L’ouvrage qui soutiendrait la chute consisterait en deux barrages l’un devant de la propriété à coté de l’usine) et l’autre déversoir dans les rues vertes) pour empêcher les eaux soulevées de se perdre.

Ce moulin fut accueilli avec bienveillance par la population.

Ce moulin n’est préjudiciable à aucun de nous au contraire cette opération finie, les prairies seront améliorées par le dessèchement et le chemin qui est audit cours d’eau sera en meilleur état la vapeur fut installé sur ce moulin des 1839.

Après la mort de son épouse scholastique Suzanne  Legentil en 1834, Coupe se remaria à Ima Duchange.

Le Coupe et sa descendance demeurent au 24 de la rue saint barbe à Cambrai jusqu’à la veille de la première guerre mondiale.

Eugene Coupez négociant qui reprit le moulin à moutarde de Thun l évêque à la mort de son père en 1879 et épousa en 1848 Célesta  Dumont. A cette époque ce moulin est occupé par monsieur louis Porez.

Suite à la cessation d’activité du moulin après la première guerre mondiale, les bâtiments  furent successivement la propriété de M. Edmond Barthe, rentier à Thun l’Evêque de 1923 à 1925.

De Mr Adolphe louis Deleau  Pecqueur entrepreneur en maçonnerie à Cambrai (de 1925à 1937) puis de maître Lecat pierre avoué demeurant 20 boulevard  Faidherbe à Cambrai.

A partir de cette date jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale il fut occupé par jacques Bera transporteur puis ensuite par la famille Quinchon.

Maitre Lecat vendit le moulin et ses dépendances en 1961 à Mr et Mme Gauthier Théry, cette dernière étant toujours la propriétaire des lieux de nos jours.

Les terres du moulin à moutarde furent reprises en 1982 par la sucrerie centrale de Cambrai qui y implanta des bassins de décantation.

La Minoterie CRÉPIN

Le nom de la rue du Port rappelle l'ancienne existence de l'activité fluviale d'antan. En effet, Thun-l'Evêque accueille le moulin industriel Crépin. La matière première de cette entreprise, à savoir le grain et la farine, sont transportés par bateaux jusqu'en 1989, fin de l'activité de cette industrie.

Adresse :
Rue du Port
59141 Thun-l'Evêque

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379 rue Roger Salengro
59141 Thun l'Eveque

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